Votre compte en banque est dans le vert alors vous pensez que tout va pour le mieux ? Sans le savoir, vous êtes peut-être au bord de la faillite. Sans être alarmiste, si vous confondez cash en banque et cash disponible vous risquez de mettre votre activité en péril. Voici donc comment et pourquoi faire la différence entre ces deux notions clés, mais aussi comment mieux gérer vos finances avec les bons outils. En finance, l'adage "cash is king" n'a jamais été aussi vrai : la survie d'une entreprise ne dépend pas de son chiffre d'affaires, mais de sa capacité à honorer ses dettes immédiatement.

Une gestion de trésorerie efficace commence par savoir distinguer l'écriture comptable de la liquidité réelle.
Ces deux notions sont souvent confondues par les dirigeants d’entreprise, pourtant, ils ne montrent pas la même réalité. Voici comment les différencier.
Le cash en banque correspond à l’argent que vous voyez sur votre compte bancaire à un moment donné. Le montant que vous voyez ne représente que l’état de votre compte au moment où vous le consultez. Mais il ne montre pas tout et surtout, il n’est pas possible de se fier uniquement au montant affiché. En effet, le solde de votre compte en banque
inclut notamment :
En revanche, ce solde n’intègre pas :
Votre solde bancaire peut donc être positif, mais votre entreprise peut déjà être en difficulté financière, sans que vous ne vous en rendiez compte (si vous ne pilotez pas efficacement votre trésorerie).
Le cash disponible, souvent appelé free cash flow (flux de trésorerie disponible), correspond à ce qui vous reste une fois que vous avez payé toutes vos charges opérationnelles et vos investissements.. Pour calculer votre cash disponible, vous devez prendre votre solde bancaire et soustraire :
Si votre solde bancaire affiche 80 000 €, que vous avez 20 000 € de factures fournisseurs, 15 000 € de salaires et charges, 9 000 € de TVA à payer et 4 000 € de loyer, vous n’avez en réalité que 32 000 € d’argent disponible pour un investissement en autofinancement par exemple, une embauche ou pour faire face à un imprévu.
Si cette confusion entre argent en banque et cash disponible est si fréquente, c’est parce que le montant qui s’affiche sur le compte en banque crée l’illusion. Il est simple à obtenir. Un clic sur une application suffit. Il est également immédiat et souvent rassurant. À l'inverse, l'analyse précise du cash flow demande un effort de projection constante pour ne pas se laisser piéger par un solde trompeur. Il faut anticiper, projeter et suivre à la lettre tous ses engagements. Beaucoup de dirigeants, par manque de temps ou d'outils, préfèrent ainsi se fier au chiffre qui s'affiche sur leur compte plutôt qu'à la réalité de leur situation financière, plus complexe à obtenir.
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Vous voyez que votre compte est provisionné et vous vous contentez de cette information ? Attention, vous prenez des risques.
C'est sans doute le paradoxe le plus difficile à accepter pour une entreprise. Il est possible d’être rentable sur le papier, de dégager un bénéfice net, et pourtant de finir en cessation de paiements. Pourquoi ? À cause du décalage inévitable entre le résultat comptable et le flux de trésorerie réel.
Le bénéfice est en effet calculé sur ce qui a été facturé. Mais l'argent n'est disponible que lorsqu'il est effectivement encaissé. Si les clients ne paient qu’à 30 ou 60 jours alors que les fournisseurs exigent un paiement immédiat, vous pouvez faire de gros bénéfices sur le papier tout en ayant très peu, voire pas du tout, de cash disponible.
De même, une entreprise peut être en difficulté tout en affichant un solde bancaire positif. Pourquoi ? Car des acomptes clients ont été encaissés en avance, qu'un prêt vient gonfler temporairement le compte ou que des paiements fournisseurs n’ont pas encore eu lieu. Consulter le compte, sans l’analyser en profondeur peut donc masquer des problèmes qui risquent de mettre l’entreprise en danger.
Prendre une décision uniquement en vous basant sur votre solde bancaire est une très mauvaise idée. Comme nous l’avons vu plus haut, le solde bancaire montre des chiffres qui ne correspondent pas à l’argent dont vous disposez réellement pour le financement d’une machine, une embauche ou autre. Si vous voyez 50 000 euros sur votre compte et que vous prévoyez de faire un investissement à hauteur de 35 000 euros, vous oubliez que vous avez peut-être 20 ou 30 000 de charge à payer, ce qui va automatiquement vous mettre dans le rouge. Dans le cadre d'un investissement lourd, les experts utilisent d'ailleurs le discounted cash flow (flux de trésorerie actualisés). En appliquant la formule du discounted cash flow, on mesure la valeur réelle d'un projet sur le long terme au-delà du solde actuel.
C’est également un risque et une erreur classique chez les dirigeants qui n’ont pas mis en place une bonne gestion du cash au sein de leur entreprise. Se verser un salaire en se basant uniquement sur le solde bancaire sans penser à laisser le compte provisionné pour payer l’Urssaf ou les impôts est une vraie erreur. Une erreur qui peut rapidement faire boule de neige et mettre en péril la trésorerie.
Pouvoir saisir les bonnes opportunités lorsqu'elles se présentent est essentiel pour la croissance d’une entreprise. Or, sans une vision claire sur votre cash disponible, vous manquez de réactivité et risquez de passer à côté d’une belle opportunité. Et si vous engagez tout de même des frais pour saisir cette opportunité sans avoir calculé les conséquences de cette action avec précision, vous courrez tout droit à la catastrophe. De même certaines commandes nécessitent l’achat de matière première ou d’équipements. Avant d’être payé vous allez donc devoir engager des frais, ce qui devient impossible si vous n’avez pas suffisamment de trésorerie. Pour cela, pensez à demander un acompte client afin de sécuriser votre financement.
Lorsque les décisions sont prises sans une bonne gestion du cash, les erreurs s’accumulent (décalages non anticipés, charges mal provisionnées, décisions trop tardives…). À terme, la trésorerie est en souffrance et dans les cas les plus graves, vous pouvez vous retrouver en cessation de paiements, voire en liquidation judiciaire. Pour éviter cela, il n'y a pas trente-six solutions. Il est indispensable de bien maîtriser la différence entre "argent en banque" et "argent disponible". C'est un véritable enjeu pour les entreprises qui veulent assurer leur croissance, quels que soient les secteurs d'activité.
Pour bien piloter votre cash-flows, il est indispensable d’adopter une vision plus globale et d’anticiper. Vous devez en effet avoir une vision à 30, 60 ou 90 jours, et plus uniquement regarder votre solde bancaire chaque jour. Pour cela, pensez à envisager des scénarios optimistes, réalistes et négatifs pour faire des analyses plus fines de l’impact de chaque scénario. Par exemple : imaginez qu’un gros client vous paie avec 15 jours de retard. Est-ce que vous avez suffisamment d’argent disponible pour payer vos charges ?
Pour protéger votre trésorerie et votre besoin en fonds de roulement (BFR), pensez également à suivre tous vos flux (entrées d’argent et sorties). Et surtout prenez bien en compte toutes les dates réelles de ces échéances. De cette façon, vous pouvez mieux anticiper les moments de tension et prendre des décisions avant qu’il ne soit trop tard.
Dans le cadre du développement de votre entreprise, vous allez forcément, à un moment donné, vous lancer dans un projet d’innovation, dans l’achat d’équipements (en autofinancement ou via un prêt) ou rencontrer des investisseurs ou des banques que vous devrez convaincre. Pour que tous ces événements se déroulent de la meilleure façon possible, il n’y a pas de secret : c’est votre bonne gestion du cash qui fera toute la différence. Mais dans ce processus vous n’avez pas besoin de rester seul. Vous pouvez vous faire aider.
Si vous préférez confier cette tâche à des experts, vous pouvez faire appel à un expert-comptable ou à un DAF externalisé. Cela représente toutefois une perte d’argent pour votre entreprise. En contrepartie, vous n’aurez plus à vous soucier de rien. Toutefois, dans une optique de digitalisation de vos processus, et pour garder la main tout en limitant les coûts, vous pouvez vous équiper d’un outil de suivi de trésorerie. Pour les PME, nous avons développé un outil de gestion de trésorerie adapté à la réalité de votre activité. Fygr vous permet de :
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